Pour de nombreux services de police, le déploiement d'un drone commence toujours par l'envoi d'hommes sur place. Avant que les renseignements aériens puissent être utiles lors d'un incident, les opérateurs doivent se rendre sur le site de décollage, préparer l'appareil et le faire voler. Ces étapes supplémentaires peuvent retarder l'obtention d'une connaissance précise de la situation, alors que chaque minute compte.
La police de la côte ouest-coréenne teste un nouveau modèle opérationnel. Elle évalue un système de drone autonome, installé sur une plateforme sécurisée dans les dunes côtières. Au lieu de dépêcher une équipe sur place, les opérateurs peuvent lancer l'appareil à distance et commencer l'évaluation de l'incident quasi immédiatement.
Réagir avant le déploiement des ressources
Selon le chef adjoint de la police, Christiaan De Ridder, le principal avantage réside dans le gain de temps. Le drone peut être piloté depuis le commissariat ou tout autre lieu autorisé, permettant ainsi aux agents d'évaluer la situation avant de décider de leur intervention. La vidéo en direct est transmise au Centre de renseignement en temps réel, d'où elle peut également être partagée avec les services d'urgence et d'autres organismes publics.
Cette visibilité précoce permet aux intervenants de prendre de meilleures décisions opérationnelles. Au lieu d'envoyer automatiquement des renforts, les agents peuvent d'abord évaluer la situation par voie aérienne. En l'absence de danger immédiat, il n'est pas nécessaire de dépêcher les pompiers. Les services municipaux ne sont avertis que lorsque des mesures supplémentaires s'avèrent requises. Il en résulte non seulement une intervention plus rapide, mais aussi une utilisation plus efficiente des ressources de sécurité publique.
Soutien à la surveillance côtière
Ce système est également utilisé pour la surveillance côtière nocturne. Équipé d'une caméra thermique, le drone scrute les plages et les dunes à la recherche d'activités suspectes liées à des migrations irrégulières à travers la Manche. La détection assistée par intelligence artificielle alerte les opérateurs lorsqu'un groupe de personnes ou un engin susceptible de traverser la Manche est identifié, permettant ainsi aux patrouilles d'intervenir directement sur les lieux.
Bien que l'essai n'ait pour l'instant permis de détecter aucun migrant, il a mis en lumière un autre enseignement opérationnel important. La détection automatisée peut identifier rapidement une activité potentielle, mais il incombe toujours aux opérateurs humains de vérifier les alertes et de décider si une intervention est nécessaire.
Une autre façon de gérer les programmes de drones
L'expérimentation menée par la police de Westkust met en lumière un changement opérationnel qui dépasse le cadre d'un simple déploiement. L'intérêt des drones autonomes ne se limite pas à des décollages plus rapides. Il réside dans la mise à disposition de renseignements aériens plus tôt dans le processus d'intervention, offrant ainsi aux agents de meilleures informations avant l'engagement de ressources.
Alors que de plus en plus d'organismes de sécurité publique évaluent le déploiement de drones autonomes, ils ont également besoin d'un moyen de gérer les aéronefs, les stations de base, les missions et les opérateurs sur plusieurs sites. Des plateformes comme FlytBase offrent cette couche opérationnelle, permettant aux organismes de gérer de manière centralisée les opérations de drones autonomes tout en intégrant le renseignement aérien dans leurs procédures quotidiennes d'intervention d'urgence.


